À la guerre, on croit mourir contre le coronavirus ; on meurt pour les industriels
dimanche 22 mars 2020
Face à la contestation des travailleurs qui ne veulent plus venir au boulot et ainsi mettre en péril leur vie et celle de leurs proches, les patrons ont élaboré un argument imparable : leur production ne pourrait être arrêtée, car elle serait indispensable pour les secteurs alimentaires et pharmaceutiques. Tel site produirait un composant servant à la production de gel hydroalcoolique ; pour un autre ce serait du plastique servant aux emballages alimentaires… Mais ces informations sont-elles seulement vraies ? Quel est l’état des stocks ? Quels sont les besoins réels ? Autant de questions pour lesquelles nous n’avons aucune raison de croire les réponses apportées par les patrons, plus intéressés par le maintien de leurs marges que par la santé de la population. Pas plus que nous ne devons faire confiance à l’État qui sert les intérêts de ses maîtres en poussant à maintenir l’activité coûte que coûte.
Ce qu’il faudrait c’est aller mettre le nez dans les affaires de la boite pour décider, en fonction de ce qu’on y trouve, de l’arrêt, de la réduction au seul indispensable ou du maintien de la production et en exigeant, dans ce cas, les moyens de protection nécessaires. Pour ne pas mourir pour les industriels en pensant mourir contre le coronavirus, il faudrait imposer le contrôle ouvrier sur la production !