Convergences révolutionnaires

Site de la fraction L’Étincelle

Accueil > Éditos de bulletins > Le mouvement continue, c’est Macron qui s’essouffle !

URL : https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-mouvement-continue-c-est-Macron-qui-s-essouffle

Le mouvement continue, c’est Macron qui s’essouffle !

lundi 27 janvier 2020

« Si on avait vraiment bloqué pendant 45 jours, et bien Paris serait un beau merdier au sens premier du terme » disait vendredi dernier un égoutier de Paris au journal le Monde. Les égoutiers de Paris, qui perdent en moyenne 17 ans d’espérance de vie, sont en lutte majoritaire depuis le 5 décembre contre le projet de loi sur les retraites. Comme la plupart des travailleurs, ils savent que la nouvelle loi leur promet plus le cercueil au boulot que des jours paisibles après 60 ans. Pendant ce temps-là, un jeune président isolé se radicalise en son manoir de l’Élysée.

« Macron » se confie : « personne ne m’aime »

Alors qu’il promeut une retraite prétendue universelle, Macron et son gouvernement se retrouvent presque universellement détestés. Qui reste-t-il pour défendre aujourd’hui la retraite à points et la casse prévue du système par répartition ? À part le grand patronat et les élus de LREM (et encore..), personne. Ce ne sont pas les « régimes spéciaux » qui protestent, ce ne sont pas « les fonctionnaires », ce sont tous les travailleurs : des ouvriers d’usines aux avocats, des profs de facs aux travailleurs de l’énergie. Même le conseil d’État, instance ô combien officielle, vient, bien malgré elle, de dévoiler la vérité des prix sur le projet.

Âge d’équilibre : retraite au cimetière ?

La conclusion du Conseil est claire : tout est à jeter. L’âge d’équilibre, censé être une concession du pouvoir est pire que l’âge pivot. On passe de 64 ans à 65 ! La CFDT doit apprécier de servir de paillasson, elle qui a dit que c’était le principal point de blocage. Autre sujet, le financement qui passera de 14 % du PIB à 13 %, une paille de quelque 20 milliards d’euros. Évidemment, cela ne fait pas de mal de le redire : toutes les belles projections dans l’avenir sont faites avec un chômage qui ne diminue jamais. En fait tout est pire qu’attendu, le gouvernement a menti sur toute la ligne et se retrouve de plus en plus isolé dans un océan de mécontentements.

La lutte continue !

Vendredi dernier, à la grande surprise de ceux qui proclamaient la grève terminée, les manifestations ont connu une participation comparable à celles de début décembre. La grève est bien évidemment moins puissante à la RATP et à la SNCF, mais les salariés de ces secteurs n’ont pas baissé les bras pour autant. Après plus de 50 jours de contestation, des secteurs nouveaux prennent le relai et amplifient la mobilisation.

Les profs qui ont refusé de faire passer le bac sauce Blanquer s’organisent partout en assemblées générales. Les hospitaliers, les enseignants chercheurs, les bibliothécaires, les danseurs et musiciens de l’Opéra et à leurs côtés tous les travailleurs de la culture, ceux de Radio France, sans oublier dans de nombreuses villes les territoriaux, les salariés de l’agro-alimentaire, de la chimie ou de l’énergie, sont de plus en plus nombreux dans la bataille.

Partout, des voix s’élèvent. À Lille, vendredi dernier, un avocat déclarait « on n’a pas tous les mêmes régimes, mais on a la même colère ».

Après la lutte des Gilets jaunes, cette longue grève n’est pas terminée. C’est une vague de fond, l’expression d’un profond mécontentement contre un système d’exploitation et d’inégalité qui doit laisser la place. Système dégage !

Mots-clés Grève contre la réforme des retraites de 2019-2020 , Politique