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Il y a 35 ans, la police tuait Malik Oussekine

7 décembre 2021 Brève Société

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, un étudiant de 22 ans, Malik Oussekine, mourait sous les coups de policiers, rue Monsieur-le-Prince, à Paris, alors qu’il revenait d’une manifestation contre le projet de loi d’Alain Devaquet, le ministre d’alors de l’Enseignement supérieur, visant à réformer l’université. Il avait été tué par une équipe de voltigeurs, policiers à moto qui fonçaient dans la foule et matraquaient à toute volée. C’était l’époque où la gauche et la droite se partageaient le pouvoir, avec Mitterrand à l’Élysée et Chirac à Matignon. Et tous deux couvrirent sans état d’âme le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua et son délégué à la Sécurité, Robert Pandraud, responsables directs de la mort de l’étudiant, Mitterrand se contentant d’exprimer « sa peine » après ce décès. L’occasion de se rappeler que les violences policières – qui, comme chacun sait, « n’existent pas » – ne datent pas d’hier.

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