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À Jérusalem-Est, l’extrême droite et la police continuent de provoquer les Palestiniens

9 mai 2021 Article Monde

(Photo : Jérusalem-Est, quartier de Cheikh Jarrah, 2009, photo de David Shankbone, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/ind...)

Depuis les débuts du Ramadan, les violences et les matraquages à l’encontre des Palestiniens – qu’elles émanent de la police ou de l’extrême droite israéliennes – n’ont pratiquement pas cessé à Jérusalem-Est. À cela s’ajoutent les provocations. Les dernières en date : d’abord l’arrivée sur place d’un député d’extrême droite ultra-religieux, Itama Ben-Gvir, venu soutenir jeudi, veille de rupture du jeûne pour les musulmans, les colons juifs les plus radicaux qui tentent d’occuper le quartier arabe de Cheikh Jarrah. À cette occasion, le parlementaire était entouré de policiers et d’hommes armés ; ensuite, le lendemain, jour de la grande prière du vendredi, l’intrusion en force de la police sur l’esplanade des Mosquées et à l’intérieur même de la mosquée El Aqsa, alors qu’un peu partout dans la région on célébrait la « Journée d’Al-Qods », le nom arabe de Jérusalem.

Menaces d’expulsions au profit de colons juifs

Dans le quartier de Cheikh Jarrah la tension est palpable depuis des semaines. Là, des dizaines de familles palestiniennes sont menacées d’être expulsées de leur logement au profit de colons juifs. Ces derniers, disant s’appuyer sur des documents datant de l’époque ottomane, affirment que les Palestiniens occupent des terres qui auraient appartenu jadis à des Juifs. Ils font valoir qu’une loi israélienne de 1970 permet de récupérer ces terres « juives » qui se trouvaient en territoire arabe après le partage de la Palestine en 1948. Par contre cette même loi, ouvertement raciste, ne reconnait pas aux Palestiniens la possibilité faire valoir leurs droits sur les terres « arabes » annexées par l’État sioniste au cours des différentes guerres israélo-arabes.

Et les choses ont peu de chances de se calmer. En effet, lundi 10 mai, des dizaines de milliers de colons juifs de droite et d’extrême droite – laïcs et ultra-orthodoxes – sont attendus dans la ville pour « célébrer » l’annexion de la partie orientale de la ville par Israël à l’issue de la guerre des Six Jours de 1967. Le même jour, la Cour suprême israélienne doit statuer sur l’affaire des maisons de Cheik Jarrah, les colons juifs – qui occupent déjà illégalement d’autres maisons de ce quartier – ayant d’ores et déjà déclaré qu’ils ne reconnaitraient pas cette décision si elle leur était défavorable.

Les hypocrites « appels au calme » émanant de Washington, de Moscou, de l’Union européenne et de l’ONU ont fort peu de chance d’être entendus, tout comme les platoniques recommandations des mêmes demandant à Israël « d’arrêter les expulsions des Palestiniens ». Car cela fait des décennies que l’État sioniste a montré sa détermination à « judaïser » à tour de bras les biens et propriétés arabes en spoliant les Palestiniens de leurs demeures et de leurs terres.

9 mai 2021, Jean Lievin

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