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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 4, juillet-août 1999

Editorial

Une force politique révolutionnaire

Mis en ligne le 1er août 1999 Convergences Politique

Cinq députés d’extrême-gauche au Parlement européen, 5,2 % obtenus à une élection nationale : pour les révolutionnaires ces élections européennes constituent un fait politique d’importance. De plus l’examen détaillé des résultats fait apparaître que les plus hauts scores qui dépassent les 7, 8, voire parfois 9 % le sont dans des villes ou des quartiers ouvriers. Ce résultat confirme que l’extrême-gauche constitue aujourd’hui, au moins sur le plan électoral, une force politique stable, dont l’influence dans les milieux ouvriers et populaires commence à être une sérieuse concurrence pour le PC. Elle commence même à donner quelques inquiétudes au PS.

Certes, une élection n’est jamais qu’une élection. Mais cette campagne a permis de consolider un pôle politique en opposition radicale à la gauche gouvernementale, sur la base de la défense d’un plan d’urgence qui reprend à son compte les aspirations portées dans les luttes, les grèves, les mobilisations de ces dernières années et qui commencerait à mettre en question le pouvoir des capitalistes.

Dans ces élections, la LCR et LO ont su mener campagne ensemble et surmonter les divisions du passé. Cela a certainement compté pour faire gagner à l’extrême-gauche une nouvelle crédibilité politique.

Maintenant, il faut maintenir le cap. Maintenir l’orientation politique de la campagne. Maintenir la volonté de faire apparaître les positions communes quand il y en a, comme à propos de la guerre en Yougoslavie, la loi Aubry sur les 35 heures, les licenciements à Elf Aquitaine ou le refus des menaces contre les retraites. Maintenir aussi la volonté tenace de faire ensemble tout ce qu’il est possible de faire en commun : organisation de réunions publiques, rencontres entre militants des deux organisations intervenant sur les mêmes entreprises, branches ou localités, initiatives publiques communes autour du plan d’urgence et de la nécessité de s’organiser pour mettre en échec la politique d’austérité menée par le patronat et le gouvernement.

Maintenant il ne s’agit surtout pas de nous replier sur nous-mêmes mais de répondre à l’attente et à la sympathie qui se sont exprimées dans des cercles bien plus larges que les cercles sympathisants de nos deux organisations. Une politique commune ne prendra tout son sens que si nous nous tournons vers l’extérieur. Il s’agira en effet de nous adresser à toutes les organisations et à tous les militants du mouvement ouvrier pour leur proposer d’organiser ensemble la riposte contre la politique d’austérité et pour la défense des acquis et des revendications de la classe ouvrière, de la jeunesse, de tous les exploités et opprimés. Il faudra aussi nous efforcer d’associer toutes les forces et organisations politiques, tous les militants politiques, syndicaux, associatifs en accord avec notre orientation et notre démarche d’ensemble. Nous pourrons ainsi, au travers de ces expériences, non pas construire du jour au lendemain un nouveau parti, mais faire exister, consolider, amplifier une force politique révolutionnaire qui trace les contours d’une alternative aux organisations réformistes.

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