Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Brèves > 2016 > septembre > 5

Gabon

Un magot pour deux

5 septembre 2016 Brève Monde

Au Gabon, de violentes émeutes ont éclaté suite aux résultats de l’élection présidentielle.

Les deux principaux candidats se proclament élus. D’un côté Ali Bongo, président depuis 2009, fils d’Omar Bongo qui a régné sur le Gabon pendant 40 ans avec le soutien de la France et de ses barbouzes. De l’autre, Jean Ping, lui-même ministre d’Omar Bongo pendant 20 ans. Les deux étant accusés de s’être enrichis grâce à des commissions occultes sur des marchés d’État.

Autant dire que ceux qui réclament la fin du clan Bongo n’ont rien à attendre de son concurrent.

Le Gabon, dont une grande partie de la population est pauvre, est pourtant un pays riche en pétrole. Ce qui en a fait un des bastions de la « Françafrique ». Relations qui profitent aux dictateurs locaux, mais aussi, en retour, aux milieux d’affaires et à certains politiciens français.

« Le temps de la Françafrique, c’est fini » a affirmé Hollande, et le gouvernement attend de voir qui des deux prétendants sortira vainqueur.

En attendant, 450 soldats français sont toujours présents au Gabon, chargés dit-on de veiller sur la sécurité des ressortissants français… et sur les intérêts des industriels comme Bolloré, ami des présidents africains… et des nôtres.

Mots-clés : | |

Imprimer cet article Réagir à cet article