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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 6, novembre-décembre 1999 > DOSSIER : Sécurité sociale, hôpitaux, santé : les réformes de l’austérité

DOSSIER : Sécurité sociale, hôpitaux, santé : les réformes de l’austérité

Sécurité sociale, hôpitaux, santé : les réformes de l’austérité

Mis en ligne le 1er décembre 1999 Convergences Politique

Les plans de réformes et de restrictions sur la santé se succèdent. Durant ces vingt dernières années on a assisté à une avalanche de modifications touchant les cotisations sociales dont la charge pèse de plus en plus sur les salariés et de moins en moins sur le patronat, à une série de baisses des remboursements de médicaments avec l’augmentation parallèle du coût des mutuelles qui compensent ce que la sécurité sociale ne rembourse plus.

Parallèlement aux réformes sur le financement qui continue avec la poursuite des cadeaux au patronat sous forme d’exonérations de charges, l’objectif est de réduire les charges de la santé. Réduire les dépenses de soins dits « de ville » et surtout réduire les dépenses en matière d’hospitalisation publique et privée.

La première tentative de réforme de Juppé, lancée par les ordonnances de novembre 1995 avait mal commencé pour lui. Elle avait provoqué le plus grand mouvement social vu en France depuis des dizaines d’années.

Mais le recul du gouvernement n’avait pas empêché que se mettent en place toutes les nouvelles structures destinées à imposer de nouvelles restrictions, en particulier dans la gestion hospitalière. En quelques années les coupes budgétaires réalisées sont édifiantes. La chasse aux économies lancée par le plan Juppé a été reprise et poursuivie par le gouvernement Jospin.

Mais cela ne s’arrête pas là. Le plan Johanet prend la succession de celui de Juppé avec les mêmes objectifs : réaliser des coupes claires dans les dépenses de santé.

Au nom d’un prétendu « trou » dans le budget de la sécurité sociale, les gouvernements puisent régulièrement dans les budgets destinés à la santé pour combler d’autres trous. Celui que l’Etat creuse en permanence par ses cadeaux au patronat, celui qui est dû au chômage et au manque à gagner que cela représente en matière de cotisations.

C’est une spirale sans fin. Les plans de « maîtrise des dépenses de santé » succéderont aux plans « d’austérité » tant qu’une réaction générale des travailleurs, à une échelle plus large que décembre 1995, n’y mettra pas un coup d’arrêt.

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