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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 109, décembre 2016 > 20 ans de réformes contre l’hôpital public

20 ans de réformes contre l’hôpital public

Les Groupements hospitaliers de territoire, un exemple

Saint-Denis contre Gonesse ?

Mis en ligne le 8 décembre 2016 Convergences Entreprises

Des 14 groupements hospitaliers prévus en région parisienne, il en est un qui aura fait couler beaucoup d’encre. Le groupement du centre hospitalier de Saint-Denis (93), et de l’hôpital de Gonesse (95) est le théâtre d’une bataille depuis plus d’un an pour savoir qui pilotera l’opération. Les deux hôpitaux, aux caractéristiques équivalentes (autour de 2 200 salariés chacun) ont été regroupés contre leur gré.

N’étant pas parvenus à un accord en juillet, c’est l’ARS qui a tranché ! Le pilotage est finalement confié à l’hôpital de Saint-Denis. Il sera donc aux commandes pour mettre en œuvre la fusion de services. « Un choix très difficile. Le critère déterminant a été celui de l’activité : + 15 % entre 2011 et 2015 pour Saint-Denis contre + 1,7 % pour Gonesse », explique le directeur de l’ARS, qui a vite fait de préciser, contre toute évidence, que la santé financière des établissements n’a pas été déterminante.

En attendant que l’ARS tranche, les directions de chaque établissement ont coupé dans leurs effectifs (technique, administratif, soignant, etc.) en augmentant autant que possible l’activité. Pour exemple, à l’hôpital de Saint-Denis, nous venons d’acquérir un deuxième IRM. En moyenne, pour les soignants, la charge de travail est multipliée par deux, mais les effectifs sont en baisse. À Saint-Denis la direction a même fourni un document en juin 2016, qui, au-delà du jargon, veille à ce que le manque d’effectif soit pallié par des remplacements avec des agents de l’hôpital, en instaurant la polyvalence entre les pôles, ou, à défaut, par des arrangements entre collègues. Bref, débrouillez-vous. Sans oublier la délégation de tâches aux entreprises privées (techniques, laboratoires, etc.). Rien de bien nouveau, mais une accélération palpable dans la course à la rentabilité… avant même que ne voie réellement le jour le GHT !

Pour l’heure, la directrice de l’hôpital de Saint-Denis a assuré qu’il n’y aurait aucune mutualisation des personnels paramédicaux, ni de réduction de l’offre de soins sous son mandat. Promesse. La création des GHT sert en réalité à fermer des services, des établissements et des lits, sous la houlette des ARS.

Louise TRAM

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Numéro 109, décembre 2016

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