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DOSSIER : Congrès de fondation du NPA : Parti révolutionnaire ou parti de la gauche de la gauche ?

Résolution : Une orientation vers la classe ouvrière

Mis en ligne le 10 janvier 2009 Convergences Politique

Ci-dessous la résolution proposée par la Fraction L’Étincelle de Lutte ouvrière en ajout et conclusion du projet de texte d’orientation pour le prochain congrès du NPA.

Le NPA [ou son nouveau nom] est un parti d’intervention dans la lutte de classe, au service des seuls intérêts des exploités et opprimés. Il s’efforce d’élaborer la politique qui permettra d’aller jusqu’au bout des potentialités de chacun des combats contre l’oppression et l’exploitation auxquels ses membres participent.

D’abord en donnant à ces combats toute l’extension possible, sachant que l’issue dépend du rapport des forces que ceux qui sont en lutte peuvent créer face aux puissances politiques ou économiques à qui ils ont affaire : gouvernement, administration, patrons ou actionnaires.

Ensuite en mettant systématiquement en avant la nécessité que la lutte soit contrôlée et véritablement dirigée par ceux qui la mènent, au moyen de formes d’organisation démocratiques qui permettent ce contrôle et cette direction : assemblée générale souveraine, comité de grève, comité de lutte, comité d’organisation, voire coordination quand la dispersion géographique du mouvement l’exige, mais toujours des organismes élus, responsables et révocables, seules garanties que la volonté et les décisions des grévistes ou des participants actifs du mouvement soient respectées par leurs représentants et dirigeants.

Dans les luttes nous entendons agir avec tous, les individus comme les organisations politiques, syndicales ou encore associatives qui en sont partie prenante, quelles que soient par ailleurs nos divergences ou nos convergences. Nous devons être prêts à constituer un front et coordonner les interventions sur un ou plusieurs objectifs communs à chaque fois que c’est possible. Mais en même temps et en toutes circonstances nous devons conserver notre indépendance et notre liberté d’expression et d’intervention. Et ceci aussi bien par rapport aux partis et organisations politiques avec lesquels nous aurions constitué ce front, que par rapport aux organisations associatives et surtout syndicales auxquelles les membres de notre parti peuvent appartenir. Ces dernières se considèrent le plus souvent indûment comme les représentants naturels des travailleurs en lutte : en effet, l’essentiel de la politique des directions syndicales de l’année écoulée, pour ne pas remonter plus loin, a consisté à freiner et éparpiller les luttes au lieu de s’efforcer de les faire converger, montrant ainsi qu’elles tournent le dos non seulement aux intérêts du monde du travail mais à son opinion. Le problème qui se pose à nous n’est donc pas de s’engager à respecter l’indépendance des organisations syndicales, chose qui va de soi, indépendamment du fait que notre nouveau parti serait bien incapable d’y attenter vu le rapport des forces actuel. Il est de préserver l’indépendance de celui-ci et de ses militants dans les grèves et les mouvements que ces organisations syndicales mènent trop souvent dans le mur, voire sabotent ou trahissent.

La crise, qui dégrade les conditions de vie des classes populaires (salaires, logement, services publics, environnement…), aggrave toutes les formes d’exploitation et d’oppression sur tous les terrains et à tous les niveaux. Elle multiplie les motifs d’engager la lutte. S’il n’y a donc aucune raison de fixer des restrictions à l’intervention de notre parti dans quelque domaine que ce soit, il est en revanche nécessaire de préciser son orientation essentielle et de hiérarchiser ses interventions, autant pour tenir compte des forces disponibles que par volonté d’efficacité.

Dans cette période de crise, alors que s’accentue l’offensive des classes dirigeantes et possédantes au détriment des classes populaires, il est évident que la plupart des combats sociaux ou sociétaux, contre l’exploitation mais aussi les différentes formes de l’oppression, ne pourront aboutir que s’ils s’intègrent dans un mouvement d’ensemble qui inverse le rapport des forces et amène un changement global. Il faut une force sociale autour de laquelle ce mouvement d’ensemble puisse s’organiser. Cette force dans la société française est la classe ouvrière, c’est-à-dire aujourd’hui l’ensemble des salariés de l’industrie et des services. Cela inclut évidemment les travailleurs au chômage, en formation ou en retraite. Mais c’est bien dans l’entreprise que se crée la plus value et que se nouent les rapports sociaux fondamentaux.

Le NPA doit donc consacrer l’essentiel de ses efforts organisationnels et politiques dans l’année qui vient en direction de la classe ouvrière, en se fixant comme objectif une mobilisation d’ensemble des salariés. Ses efforts politiques : en privilégiant la propagande et les campagnes politiques qui s’adressent aux salariés et traitent des conséquences de la crise, laquelle se manifeste en premier lieu par la dégradation des salaires, de l’emploi et des conditions de travail. Ses efforts d’implantation : par la construction de comités du parti autour des entreprises, des branches ou des sites de production et lieux de travail ainsi que d’une presse spécifique qui s’adresse aux travailleurs. Ses efforts d’intervention : en étant présent dans les mouvements et les grèves des salariés sur les lieux de travail, avec pour orientation la volonté de faire de chaque mouvement un pas vers le mouvement d’ensemble, de chaque grève un pas vers la grève générale, de chaque prise de conscience sur tel ou tel aspect de l’exploitation un pas vers la prise de conscience de la nécessité d’un renversement de cette société, du capitalisme et de son État pour les remplacer par le pouvoir des travailleurs et le socialisme.

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