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Archives > Éditos L’Étincelle > 2017 > janvier > 2

Pour que 2017 soit une année de luttes sociales victorieuses !

Si 2016 a été une année bien pourrie pour les travailleurs et les petites gens, pour le haut du panier, c’est une autre histoire : les cinq milliardaires qui ont gagné le plus de fric en 2016 sur la planète ont encaissé 42 milliards d’euros. À cinq. Le dernier du lot, avec seulement 6,7 milliards, est Bernard Arnault, le PDG de LVMH, dont le comportement puant a été dénoncé dans le film Merci patron.

Des politiciens au service des patrons

Dans ses vœux, Hollande s’est dit fier de lui. Tout cela parce que, en tordant les chiffres, il a réussi à faire apparaître une baisse du nombre de demandeurs d’emploi sur un trimestre.

Réduire le chômage ? Mais si le gouvernement l’avait voulu, ce n’était pas bien compliqué ! Employés directement par l’État, les 30 milliards de crédit impôt compétitivité emploi que le gouvernement offre annuellement au patronat et qui n’ont pas créé un seul emploi, auraient permis de financer plus d’un million d’emplois dans les hôpitaux, l’enseignement, les chemins de fer, partout où les coupes budgétaires ont créé des situations insupportables.

De telles mesures ne feraient pas « repartir » l’économie ? Mais les leurs non plus ! Et, au moins, elles permettraient aux travailleurs, aux chômeurs, aux précaires de sortir un peu la tête de l’eau !

Seulement, pour cela, il faudrait obliger les patrons à faire ce qu’ils ne veulent pas. Ce qui est exclu pour les Hollande, Valls, Fillon et autres Le Pen. Pour eux, les obligations, c’est seulement pour les travailleurs et, quand nous ne sommes pas d’accord, comme avec la loi Travail, ils brandissent le 49.3, envoient les flics contre les manifestants, les militants devant la justice.

Demain, on rase gratis...

En cette année électorale, nous sommes supposés supporter de les voir se pavaner à la télé, de voir Valls affirmer sans rire qu’il est opposé au 49.3. De voir Macron, ce riche banquier à l’origine de bon nombre de cadeaux aux entreprises quand il était ministre, se prétendre le défenseur de nos emplois et de notre pouvoir d’achat.

Nous sommes supposés supporter de voir Fillon égrener son programme de guerre au monde du travail : augmentation de l’âge de départ à la retraite, augmentation du temps de travail avec diminution de salaire, suppression de 500 000 fonctionnaires. Supporter de voir Marine Le Pen, cette riche héritière, prétendre qu’elle protégerait les plus pauvres, alors qu’elle ne cesse justement de fustiger les plus pauvres et les plus précaires d’entre nous, les travailleurs immigrés. Alors qu’elle soutient les mesures les plus anti-ouvrières, et a reproché à la loi Travail de ne pas assez « assouplir » le Code du travail dans les PME !

Les uns et les autres jouent sur des cordes différentes, mais tous ont l’intention de nous jouer du violon pour quémander nos voix : votez pour moi... je me charge du reste !

Quant à Mélenchon, il nous demande lui aussi de lui faire confiance quand il dit que, une fois élu, il prendrait des mesures favorables aux travailleurs... Et pourquoi le croire lui plus que les autres ? N’a-t-il pas fait sa carrière au PS, été ministre... sans rien changer à notre sort ? Sans compter qu’il flirte honteusement avec le nationalisme et la xénophobie.

Ne faire confiance qu’à nos luttes

Ce que nous aurons, nous ne l’obtiendrons que par nos luttes. Dans les élections à venir, le seul programme qui vaille, c’est celui que nous pourrions mettre en avant dans ces luttes :

  • Interdiction des licenciements
  • Embauche en CDI de tous les emplois précaires
  • Partage du travail entre tous sans diminution de salaire
  • Augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux de 300 euros par mois
  • Smic à 1 700 euros mensuels net
  • Contrôle des comptes des entreprises

De telles mesures, aucun politicien ne nous les accordera. Seules nos luttes permettront de les arracher. C’est le langage que tient Philippe Poutou, ouvrier chez Ford et candidat du NPA à l’élection présidentielle.

Alors, ce que nous pouvons souhaiter de meilleur pour 2017, c’est qu’elle soit une année de luttes sociales bien plus qu’une année électorale. Une année qui voie ces luttes converger et gagner !

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