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Nos orientations pour 2005

20 décembre 2004 Politique

En 2003 le gouvernement avait largement développé son offensive anti-salariés avec la réforme des retraites, puis celle de l’indemnisation du chômage. Cette offensive s’est poursuivie tout aussi virulente en 2004, la réforme de la Sécurité sociale et la privatisation d’EDF-GDF étant les deux mesures les plus marquantes de cette politique au service d’une bourgeoisie qui affirme de plus en plus fort sa volonté « d’abaisser le coût du travail », c’est-à-dire d’augmenter toujours plus l’exploitation.
Dans le même temps, les plans de licenciements, autre volet de la même politique patronale, n’ont cessé de se succéder tout au long de l’année.
En conséquence, le chômage a progressé de 4 % d’août 2003 à août 2004, le nombre de Rmistes atteint 1,2 million, en progression de 10,5 % en un an, seuls 6 chômeurs sur 10 sont indemnisés. Et pour l’ensemble du monde du travail, chômeurs, précaires ou salariés ayant conservé leur emploi, la baisse du pouvoir d’achat est de plus en plus sensible.

Pressé par le Medef, qui le somme explicitement de profiter de trois ans sans élections pour faire passer les mesures les plus impopulaires, le gouvernement n’a pas fini de boucler une réforme, qu’il entame la suivante. Ainsi les premières mesures à propos de l’Assurance maladie à peine adoptées en juillet (déremboursements, franchise sur les consultations, hausses des cotisations aussi bien Sécu que des mutuelles), le ministre de la Santé évoque déjà en septembre la possibilité d’instaurer de nouvelles franchises et les caisses primaires reçoivent les consignes pour faire la chasse aux arrêts trop fréquents. Le gros de la facture est encore à venir, mais il viendra sûrement. C’est pour faciliter sa présentation que seront associés, dans le cadre des nouvelles structures de gestion, les représentants du patronat, des syndicats et des mutuelles.
Et le gouvernement a déjà enchaîné sur ses prochains dossiers, temps de travail, licenciements collectifs, droit de grève dans les services publics, code du travail, tous visant à aggraver les conditions de vie et de travail et à entraver les ripostes. L’orientation est bien d’accroître par tous les bouts la précarité de la condition ouvrière. Le rapport Camdessus, rédigé sur commande du gouvernement l’a rappelé sans fard en recommandant de fusionner CDI et CDD en un seul type de contrat.

Les attaques contre les services publics s’insèrent dans cette offensive générale. Dans les hôpitaux, réductions supplémentaires de crédits, fermetures
d’établissements, suppressions de lits ou de services. A la Poste, fermeture de milliers de bureaux et suppression de dizaines de milliers d’emplois. Partout, réduction du nombre de travailleurs et affaiblissement des services rendus au grand public, ceux aux grandes entreprises étant en général épargnés.
Même chose dans l’enseignement où le rapport Thélot, toujours sur commande du gouvernement, sert à annoncer le programme de celui-ci : augmentation des horaires et de la charge de travail des enseignants.

Dans diverses entreprises, le patronat a pris les devants, en maniant le chantage à l’emploi, à la fermeture ou à la délocalisation de l’entreprise, pour obtenir une augmentation des horaires sans augmentation de salaire ou imposer une réduction d’effectifs avec l’accord des syndicats ou en tout cas leur collaboration résignée.
Le gouvernement a charge de transformer ces pratiques en loi. La loi des 35 heures mise en place par le gouvernement de gauche précédent a instauré la flexibilité des horaires. Le Medef ne demande donc pas de l’abolir mais de l’assouplir. Sous ce vocabulaire hypocrite, il s’agit de permettre aux entreprises de continuer à jouir de cette flexibilité tout en bénéficiant de la possibilité d’un plus large recours aux heures supplémentaires, dont le coût pourrait être de plus abaissé.

Avec la loi sur les licenciements, que le gouvernement entend faire adopter d’ici la fin 2004, celui-ci recourt à la même méthode qui lui a déjà réussi à propos des retraites ou de l’assurance maladie pour obtenir un accord des directions syndicales. Après avoir présenté un projet outrancier, il feint de reculer sur quelques points pour les amener à cautionner les autres. Le Medef pousse quelques hauts cris devant ces reculs gouvernementaux. Et les confédérations peuvent prétendre trouver des aspects positifs à la nouvelle mouture du projet.
De la même manière, la CGT vient d’accepter dans les faits une nouvelle entrave au droit de grève à la SNCF sous le prétexte qu’un accord entre la direction et les syndicats rend inutile l’adoption d’une loi. Pour ne pas se laisser pendre par les patrons, les travailleurs sont invités à se pendre eux-mêmes. Ces derniers temps, la CFDT s’était faite le champion de cette collaboration extrême avec le patronat et le gouvernement. La CGT entend bien lui faire concurrence.

Faire campagne… sans attendre les prochaines élections

La responsabilité des directions syndicales comme des partis de gauche dans la démoralisation de la classe ouvrière et sa perte de confiance en ses capacités de se défendre sont donc grandes. Après des années d’une politique anti-ouvrière menée sous l’égide du gouvernement Jospin, l’échec du mouvement sur les retraites de 2003 face au gouvernement Raffarin, échec dont est largement responsable la politique des confédérations (approbation de la réforme par la CFDT, refus d’œuvrer à l’extension du mouvement initié par les enseignants et frein à la grève, en tout cas à la SNCF, de la part de la CGT), est venu conforter l’idée que la lutte n’était pas possible ou ne servait à rien.
Puis au printemps dernier, les centrales syndicales reprenaient elles-mêmes les arguments mensongers sur le déficit de l’Assurance maladie et la nécessité d’une réforme. Elles se sont donc contentées de quelques journées d’actions symboliques ponctuant les rounds de la négociation de cette réforme à laquelle elles étaient surtout soucieuses d’être associées.
Toujours plus passives, à la rentrée 2004, elles ont évité soigneusement la moindre des actions symboliques qui marquaient généralement l’automne. En revanche, elles se sont engouffrées dans les négociations sur la loi sur les licenciements et la limitation du droit de grève à la SNCF. Et c’est Bernard Thibault en personne qui a négocié avec Nicolas Sarkozy le retrait de l’opposition qu’avait mis depuis juillet la CGT locale au plan de licenciements à Perrier.
Ainsi les dirigeants syndicaux sont les interlocuteurs rêvés pour ce gouvernement de droite dont la politique, contrairement à celle de son prédécesseur Juppé en 1995, est d’imposer les reculs sociaux non par l’affrontement mais par la négociation avec les confédérations.

Certes les travailleurs ne sont pas à tout moment prêts à répondre à un appel à l’action, à plus forte raison à une action d’ensemble. Surtout en ce moment, surtout après des années de cette politique des confédérations syndicales. Mais le fait qu’on ne déclenche pas la grève en appuyant sur un bouton justifie-t-il de ne pas définir, se proposer et proposer aux travailleurs, des objectifs ? En particulier ce mouvement d’ensemble qui permettrait de renverser la vapeur, rattraper le pouvoir d’achat et stopper les licenciements et la précarité ?
Dans cette situation, il faut souhaiter bien sûr, comme le fait régulièrement notre presse, le coup de colère, l’explosion sociale venant de la base, sans prévenir et pour une mesure anti-ouvrière de trop, à la surprise du gouvernement et des directions syndicales. Mais notre organisation ne peut se contenter de ces vœux ni d’attendre cet éventuel coup de colère.

Certes LO est loin d’être présente dans toutes les entreprises. Elle est donc loin d’être en capacité d’intervenir partout où peut survenir une lutte. Notre tâche reste bien, à côté de l’intervention systématique dans les luttes localisées là où nous sommes, de recruter et nous implanter dans la classe ouvrière.
Certes LO n’a pas le poids, pas plus que l’extrême gauche dans son ensemble, pas plus même que la gauche ou les confédérations syndicales, de changer par la simple propagande le moral et la volonté de lutte de la classe ouvrière.
Mais elle n’en a pas moins le devoir de contribuer à ces changements, dès maintenant et dans la mesure de ses moyens. Pour cela il nous faut affirmer et faire savoir le plus largement possible que ces objectifs auxquels les organisations syndicales et la gauche tournent le dos restent les nôtres, ceux d’une fraction du mouvement ouvrier, ceux des communistes révolutionnaires. Et pour cela répéter inlassablement la nécessité de la lutte d’ensemble et populariser les revendications et objectifs mis en avant dans les campagnes électorales de l’an dernier : interdiction des licenciements, suppression des subventions au patronat, embauches dans les services publics, augmentation des salaires et pensions.

Pour diffuser cette propagande le plus largement possible, nous devons utiliser tous les moyens et toutes les forces dont nous pouvons disposer : notre presse, notamment d’entreprise, notre implantation dans les syndicats, mais aussi nos possibilités d’interventions et d’apparitions publiques ponctuelles mais plus larges que dans les seules entreprises où nous sommes.
C’est par de telles campagnes, dont le sujet doit être évidemment choisi soigneusement en fonction de l’actualité sociale et politique, que nous pouvons donner à notre propagande, quand nous sommes réduits à la seule propagande, l’ampleur la plus vaste ; que nous pourrons peut-être avoir l’oreille de militants ouvriers dispersés, qui ne partagent pas forcément notre programme mais enragent de voir l’apathie de leurs organisations syndicales ou politiques, et ainsi tisser des liens militants avec eux ; que nous pourrons encore, par exemple, en dénonçant suppressions d’emplois et détérioration des services publics, trouver des points d’appui tant parmi les travailleurs de ces secteurs que dans la population concernée.

Utiliser l’Europe et le référendum

Les résultats des élections de l’an dernier ont été un cinglant désaveu de la politique du gouvernement, bien plus que le signe d’un regain de popularité de la gauche. Cela suffit au Parti socialiste, qui n’entend rien faire de sa victoire si ce n’est de s’emparer des présidences des régions. Rien faire en tout cas qui puisse gêner Raffarin dans son offensive contre le monde du travail, si ce n’est attendre qu’elle contribue à faire tomber en 2007 les voix dans son escarcelle.
En donnant à sa campagne un ton plus à gauche, le Parti communiste a réussi à relever un peu son score électoral. Mais même lorsqu’il se démarque du PS, il garde le souci de le ménager, tant pour sauvegarder dans l’immédiat ses postes dans les Conseils régionaux que réserver dans l’avenir la possibilité d’une nouvelle alliance gouvernementale.
La gauche ne fera pas un geste qui favoriserait une mobilisation dont elle ne veut pas.

Dans ces élections régionales et européennes, nous avons mené en commun avec la LCR une campagne sur le terrain de la défense des intérêts généraux de la classe ouvrière. Nous pouvons nous féliciter que les deux organisations aient conjugué leurs forces dans ce sens-là.
Les scores de nos listes communes ont été loin de l’addition de ceux d’Arlette Laguiller et Olivier Besancenot aux élections présidentielles de 2002 où l’extrême gauche avait bénéficié de la volonté de beaucoup d’électeurs traditionnels du PC ou du PS de sanctionner la politique du gouvernement Jospin. Mais nos résultats n’ont pas été « l’échec » que les médias se sont efforcés de présenter. Aux régionales, notre score a été semblable à celui de Lutte ouvrière aux élections régionales de 1998 et proche de celui des listes LO-LCR des européennes de 1999. La seule différence est que le changement des règles nous a enlevé nos élus.
Le résultat nettement plus faible enregistré deux mois et demi plus tard aux élections européennes (2,58 % en moyenne contre 4,58 % aux régionales) ne peut donc s’expliquer par une méfiance (créée en deux mois et demi ?) envers nos idées, notre programme ou nos candidats, mais par le désintérêt général envers un vote sans enjeu, ou la volonté de confirmer la baffe électorale qu’avaient déjà ramassée aux régionales Chirac et Raffarin, en se servant du bulletin de vote qui paraissait plus efficace que le nôtre.
Le plus important reste que nous avons saisi l’opportunité de faire campagne pour ce programme et donc d’être plus largement entendus que d’ordinaire, quand nous sommes réduits à nos seuls moyens d’expression habituels et aux seuls secteurs où nous militons.

Alors que nous pouvions espérer que l’absence d’élections jusqu’en 2007 débarrasserait la vie politique, en tout cas dans le mouvement ouvrier, de cette préoccupation obsédante et polluante des urnes, le référendum décidé par Chirac l’a remis à l’ordre du jour.
Les calculs du chef de l’Etat n’étaient peut-être que de mesquine politique : se faire plébisciter avec le concours de la gauche ou alors diviser celle-ci, par exemple. L’enthousiasme avec lequel politiciens et partis politiques se sont rués sur l’occasion, chacun pour ses propres motifs, transforme l’opération en un piège à mâchoires multiples pour la classe ouvrière.
Au prétexte de se prononcer sur la future constitution européenne, de toute part on tente de remuer les préjugés xénophobes, voire racistes des couches populaires. La droite extrême, les de Villiers et les Le Pen bien sûr, mais aussi une partie de la gauche, même si c’est d’une manière plus hypocrite et en protestant de ses sentiments européens. Ce n’est pas le seul FN qui parle des emplois volés par les étrangers mais Fabius ou le PCF qui appellent à s’opposer à cette constitution européenne parce qu’elle favoriserait les délocalisations. Ce n’est pas le seul de Villiers qui brandit la prétendue menace de l’entrée de la Turquie musulmane dans l’Europe chrétienne, mais le PS qui fait la fine bouche sous prétexte de demander des garanties démocratiques.

Pendant des mois, voire un an si le référendum n’a lieu qu’à l’automne 2005, l’actualité politique peut être polarisée par le faux débat sur les « avancées » ou les « reculs » que constituerait la constitution européenne et salie par les démagogies nationalistes, ouvertes ou hypocrites, pendant que le gouvernement, bien français continuera ses attaques contre les travailleurs en faveur des Peugeot, Dassault, Lagardère ou Bettencourt. Pendant près d’un an, au lieu de s’efforcer de mobiliser les travailleurs contre ces attaques, les partis de gauche, mais aussi bien des dirigeants syndicaux, vont faire croire que c’est d’un Oui, d’un Non à une constitution européenne, ni plus ni moins bourgeoise que la constitution française ou allemande, et pas de leurs luttes, que dépend leur sort.
La tâche des militants communistes révolutionnaires, comme de tout militant ouvrier combatif, est d’abord de ne pas détourner la classe ouvrière vers de faux combats ou même de faux débats. C’est aujourd’hui de ne pas laisser l’opération politicienne en cours occulter les vrais problèmes ou laisser croire que la solution à ces problèmes dépendrait, ne serait-ce qu’en partie, de l’adoption ou du rejet de la constitution européenne.

On doit regretter que la Ligue communiste ou le Parti des travailleurs semblent se laisser prendre au piège et soient en passe de faire de la campagne pour le Non un axe essentiel de leur activité et de leur intervention.
Le patronat a une politique européenne. Certes. Mais tout autant avec le fonctionnement actuel des institutions européennes qu’avec l’éventuelle nouvelle constitution. Ce n’est ni avec un Oui, bien sûr, mais non plus avec un Non qu’on la combattra. Et si, le moment venu du référendum, les travailleurs mécontents de la politique du gouvernement peuvent bouder ou au contraire se saisir de ce scrutin pour sanctionner Chirac et Raffarin, notre tâche d’aujourd’hui n’est pas de mettre l’accent sur ce qui ne sera qu’un épisode éphémère et sans importance, sans plus de conséquences que le désaveu électoral de la politique du gouvernement exprimé pourtant à deux reprises en 2004.

Si l’Europe ou le référendum préoccupaient vraiment les travailleurs au point que nous devions faire campagne dès maintenant, ce ne serait certainement pas sur le thème ni de l’abstention ni du Non à une constitution (que nous désapprouvons comme toutes les autres constitutions bourgeoises mais dont nous nous refusons à exagérer l’importance) mais sur la nécessité de l’abolition des frontières, de l’ouverture de l’Europe à la Turquie, de l’attribution de la citoyenneté française et européenne à tous les travailleurs turcs, tunisiens, algériens, ivoiriens ou pakistanais qui travaillent dans les usines de France, d’Allemagne ou de Grande-Bretagne, de la nécessité de se donner pour but l’unité dans les luttes avec tous les travailleurs européens. Et s’il s’avérait que nous sommes à contre-courant de l’opinion d’une majorité de travailleurs de ce pays, ce qui est loin d’être prouvé, ce serait une raison supplémentaire de l’engager, sans crainte d’être la seule fausse note par rapport à l’assourdissant concert des Oui et des Non.

Développer une politique à l’égard de la LCR

Nous pouvons nous féliciter d’avoir fait cette année deux campagnes électorales avec la LCR. Par contre nous n’aurions qu’à regretter qu’alors que les thèmes de la campagne commune LO-LCR, que ce soit sur l’Europe ou sur l’actualité sociale, sont plus à l’ordre du jour que jamais, il deviendrait impossible d’intervenir en commun avec la LCR, sous prétexte que nous ne sommes plus en année électorale.
Certes celle-ci, en partie désappointée des résultats des régionales et européennes, regarde à nouveau sur sa droite, remet en vigueur le thème de la gauche de la gauche ou du parti anticapitaliste, ne prétend plus faire de l’alliance avec LO sa priorité. Certes elle s’est lancée dès la rentrée dans une campagne pour le Non au référendum, en liaison avec la gauche de la gauche, PCF, alternatifs de toutes sortes et certaines tendances du PS, tous regroupés autour des réformistes de Copernic, campagne à laquelle nous ne pouvons certainement pas participer.

Mais ces dérives, critiquées par une partie de la LCR elle-même, sont une raison supplémentaire pour redoubler d’efforts afin de la tirer ou maintenir dans le camp des révolutionnaires. Une raison pour nous de maintenir le cap et de continuer la politique esquissée l’an passé avec les élections, de continuer à proposer systématiquement des interventions communes sur le terrain de classe.
Quelques succès dans ce sens n’auraient pas seulement l’avantage d’entraver certaines dérives du mouvement trotskiste. Ils donneraient à celui-ci, et donc aussi à LO, plus de moyens de peser sur le mouvement ouvrier. Plus de moyens, par exemple, pour nous adresser aux militants contestataires ou inquiets des organisations syndicales. Plus de moyens dans la CGT notamment pour nous faire entendre de ceux qui reprochent à la direction confédérale son « syndicalisme de proposition », c’est-à-dire sa politique de collaboration avec le gouvernement ou les patrons, mais qui aujourd’hui, faute de se voir offrir une autre perspective et une autre politique, peuvent facilement se laisser prendre au piège de faire de la bataille du Non l’objectif principal de l’année à venir.
30 octobre 2004

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