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LECTURES D’ETE : Des romans sur la Russie, l’Ukraine, le Caucase et les pays de l’est, depuis le démantèlement de l’URSS

Leif Davidsen

Mis en ligne le 3 juillet 2012 Convergences Culture

Leif Davidsen, ancien reporter danois en différents pays du monde, fraîchement reconverti dans le roman policier, a une rare connaissance des éléments sociaux, économiques et politiques de la situation des pays de l’est après la chute du mur et de la Russie de Gorbatchev à Poutine. Sans parler des manigances des puissances occidentales et de leurs services secrets dans la région.



Le dernier espion

Première édition 1991, et 1996 en français chez Gaïa.


Ce polar danois nous plonge dans les premiers temps de l’effondrement du Bloc de l’est et de l’URSS, en 1989-1990. C’est à travers une histoire d’espionnage bien ficelée qu’il nous montre la misère populaire et la corruption d’un système où renaissent les classes sociales.

Guerre en Afghanistan, trafic d’armes sur fond de déroute militaire, catastrophe nucléaire, printemps des peuples et révoltes populaires… Au centre de l’intrigue, on trouve le rôle politique, économique et militaire des services secrets russes. Les jeux diplomatiques et stratégiques qui se nouent autour des pays nouvellement indépendants complètent le scénario.

La suite des événements, que nous connaissons aujourd’hui, révèle mieux la profondeur de cette photographie d’une époque.

Victor MAUPENTIN

Quelques autres polars de Leif Davidsen :



L’épouse inconnue


L’épouse russe d’un homme d’affaires danois disparaît lors d’une croisière sur la Volga. L’enquête personnelle du mari, d’aventures en rencontres et déconvenues, lui fait découvrir la réalité russe : les contrôles de police contre les « basanés », « venus du Caucase ou de républiques plus lointaines de l’Asie centrale », les 50 000 enfants des rues à Moscou, où « … tout à coup, une vieille femme emmitouflée dans des châles et vêtue d’un manteau élimé vous tendait une main suppliante devant une église artistement restaurée » (p.165). Quant aux passagers, presque tous russes, de la croisière sur la Volga, « nous nous trouvions parmi des gens d’une classe moyenne moderne, appartenant à la partie la plus aisée de la planète et qui se ressemblent tous, dans notre vie quotidienne mondialisée » (p.49). Sans parler de sa découverte, au fil de son enquête hallucinée, de la réalité de la guerre en Tchétchénie et, en remontant le temps, de la montée en puissance de la mafia en 1985 quand « il s’agissait de s’assurer le plus de butin possible avant le naufrage du vaisseau soviétique » (p. 346). En guise de thriller, une sacrée fresque historique.



Un Russe candide


Dans la même veine très politique, imprégnée d’humour, les tribulations d’un chercheur rescapé d’une ex-cité scientifique soviétique, d’un homme d’affaires danois d’origine arménienne et d’une jeune artiste à la dérive, dans la Russie déliquescente des années 1990, sur fond de conflits armés entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan nouvellement indépendants. Entre autres souvenirs désespérants, un certain soir à Erevan (capitale de l’Arménie), p. 179 : «  (…) Les arbres avaient été dépouillés de tout ce qui pouvait brûler. Mon ancienne capitale était dévorée par ses propres habitants gelés et affamés. (…) Trois jeunes hommes étaient arrivés, balançant nonchalamment leur fusil sur leur bras. ‘Nous tuons les chiens… – pourquoi ? – Ordre du gouvernement (…) Les gens n’ont plus les moyens de nourrir leur chien. Ils les laissent sortir, alors les chiens vagabondent, ils ont faim, ils attaquent les gens. Les hôpitaux sont pleins de gens mordus par des chiens ; et il n’y a pas de vaccin contre la rage.’ (…) »



La chanteuse russe


Un polar des années pérestroïka cette fois, situé à Moscou. L’ambassade du Danemark et les dirigeants soviétiques s’accordent à enterrer une sale affaire. La jeune employée d’ambassade retrouvée morte dans son hôtel, n’est pas celle que l’on croit.

H.C.

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