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DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salariés

Leclerc Saint-Orens (Haute Garonne) : Embauches à 35 heures payées au-dessous du salaire minimum mensuel

Mis en ligne le 1er octobre 1999 Convergences Entreprises

Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employés à plein temps se font sur la base d’un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique !

Le temps de travail réduit à 35 heures n’empêche pas l’étalement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, à raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens réduits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les tâches attribuées. Alors quand la besogne à effectuer déborde de trop la limite horaire, il est de bon ton de revenir pour terminer. Et comme chez Leclerc ce n’est pas l’employeur qui doit pâtir de l’incapacité de l’employé à faire l’impossible, c’est-à-dire à faire le travail demandé dans les limites des heures rémunérées, la coutume veut que l’on revienne travailler... gratuitement !

On se retrouve de la sorte avec des 35 heures bien plus formelles que réelles.

Le salaire ? Le SMIC horaire multiplié par 152,25 heures mensuelles correspondant à 35 heures hebdomadaires. On perçoit en conséquence un salaire mensuel, de l’ordre de 4 900 francs net... Les derniers embauchés à plein temps ont ainsi rejoint, en dessous du SMIC mensuel, les caissières embauchées depuis bien longtemps à temps partiel imposé.

C’est ainsi que, par anticipation sur la seconde loi Aubry, un patron retors rémunère une fraction toujours croissante de son personnel bien en-dessous du SMIC mensuel, et se dégage de la contrainte de la règle du salaire minimum.

10 septembre 1999, V.I.

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