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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 12, novembre-décembre 2000

Le point sur les salaires

Mis en ligne le 1er décembre 2000 Convergences Politique

S’il fallait en croire l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), les salaires n’auraient cessé de croître ces dernières années : + 3,8 % sur les salaires bruts l’an passé par exemple. Une progression qui contredit le sentiment de chaque employé, ouvrier et même des catégories un peu plus favorisées (dites « intermédiaires ») comme les infirmières, la petite maîtrise ou les techniciens : des fins de mois plus difficiles à boucler, des découverts qui se creusent, un endettement croissant.

Entre les chiffres globaux officiels et la situation réelle des travailleurs, il y a un abîme : c’est que les chiffres de l’INSEE sont agencés de telle façon que la plupart des facteurs qui tendent à rogner le pouvoir d’achat des salariés n’y apparaissent pas. Ils se présentent comme un oignon dont il faut prélever les différentes pelures pour accéder à une réalité de moins en moins biaisée. Au fur et à mesure de cet épluchage, nous verrons ici que les salaires effectifs ont encaissé au cours des deux dernières décennies de très sérieux reculs.

Le tournant de 1982

En se basant sur les données détaillées de l’INSEE, qui ne donnent pas lieu à une si large diffusion, on décèle en effet un profil bien différent de cette évolution positive du salaire brut moyen. Si la progression lente mais régulière des salaires de l’après-guerre a pris fin en 1977, le recul prononcé des conditions de vie des salariés n’intervient que vers 1982. C’est aussi une date charnière sur le plan politique et social : le monde du travail subit la pression croissante du chômage de masse sur les rémunérations et les conséquences de la rigueur sous les premiers gouvernements socialistes depuis trente ans, avec l’appui du PCF et des appareils syndicaux.

La question peut s’aborder sous l’angle du « pouvoir d’achat » des salaires. C’est littéralement la quantité de biens et services, en valeur absolue, qu’un salaire permet d’acheter. Si ce pouvoir d’achat baisse, il y a en quelque sorte paupérisation absolue. De ce seul point de vue, l’oignon de l’INSEE comprend au moins cinq pelures (il faut enlever la première en défalquant les charges salariales, la deuxième en reconsidérant l’indice Insee, les suivantes en tenant compte, entre autres, du travail à temps partiel et précaire, de l’effet du chômage sur le pouvoir d’achat des ménages...). Une fois l’oignon épluché, on s’aperçoit que lesdits salaires réels ont plongé. C’est cette évolution que nous examinons dans une première partie.

Mais l’approche par le pouvoir d’achat (en valeur absolue) est loin d’être satisfaisante : il faut également aborder la question sous l’angle du niveau de vie (relatif).

Imaginons qu’un salarié percevant la rémunération moyenne ait simplement « maintenu son pouvoir d’achat » depuis 1951 : il touchait alors 26 200 anciens francs par mois. Les prix ayant été depuis, d’après l’INSEE, multipliés environ par 12 (en nouveaux francs), il toucherait aujourd’hui environ 3100 de nos francs actuels. Soit moins que le seuil de pauvreté.

Ainsi le seul « maintien du pouvoir d’achat » se traduit par un énorme appauvrissement relatif : tandis que la société s’enrichit au rythme de la croissance, le salarié qui conserverait le même revenu en francs constants se verrait au fil des décennies peu à peu relégué au rang d’exclu (sans moyen de transport individuel, téléphone, logement aux normes actuelles de confort minimum...accès aux soins de santé) ...

Le maintien du niveau de vie des travailleurs suppose bien plus que la préservation de leur pouvoir d’achat : que leur part dans le revenu national se maintienne ou augmente. Car richesse et pauvreté sont des notions relatives. On arrive là au cœur de l’oignon : comment a évolué le partage du revenu entre salaires et profits ? Combien faudrait-il ajouter au bas des feuilles de paye pour que le niveau de vie des travailleurs (leur part dans la richesse produite) revienne ne serait-ce qu’à son niveau de 1982 ? [1]

I - Evolution du pouvoir d’achat

a. Le poids croissant des prélèvements

Enlevons la première pelure de l’oignon. Partant du salaire brut, il faut retenir uniquement ce qui figure au bas de la feuille de paye, après tous les prélèvements à la source, c’est à dire le salaire net.

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L’écart entre salaire brut et salaire net n’a cessé de grandir : pour les salaires petits et moyens (moins de 2 SMIC) le poids des prélèvements (sécurité sociale, ASSEDIC depuis 1959, retraite complémentaire depuis 1961, Contribution Sociale Généralisée depuis 1991 et Contribution au Remboursement de la Dette Sociale depuis 1995) est passé de 6 % en 1950 à 21,01 % en 2000 .

b. D’un indice à l’autre

En prenant pour base l’indice des prix de l’INSEE, le pouvoir d’achat du salaire moyen net mensuel a gagné au total 7 % sur la période 1984-96. Mais l’indice INSEE est sujet à caution. Ainsi pour la période 1983-96 la hausse générale des prix à la consommation atteint 58 % pour l’INSEE (soit près de 3,6 % par an) mais 94 % (soit plus de 5,2 % par an) d’après les calculs de la CGT. Un écart léger en apparence (1,6 points par an) aboutit à un abîme. [2]

Ainsi, sur la période 1984-1996, le salaire moyen net mensuel en francs constants aurait d’après l’INSEE, gagné 706 F (soit une hausse de 7,2 %), atteignant 10 500 F en 1996 (quantité exprimé en francs 2000).

Mais pour la même période, en suivant l’indice des prix CGT, le salaire moyen aurait subi une perte de 1487 F (soit une baisse de 12,4 %) (cf. les évolutions ci-dessous).

Au total, une fois dégagée la troisième pelure de l’oignon statistique, après retrait des charges salariales et de la hausse des prix (indice CGT), on fait apparaître une perte d’environ 1500 F sur cette seule période de 12 ans.

Evolution du salaire net moyen en francs constants [3]

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c. Comment le salaire a-t-il évolué pour un poste donné ?

Chaque année une génération de salariés comprenant relativement beaucoup d’ouvriers et d’employés quitte le marché du travail tandis qu’y entre une autre, comprenant proportionnellement plus d’ingénieurs, cadres, techniciens, etc. Ce phénomène pousse à la hausse la rémunération moyenne ; mais pour les salariés en place, cette hausse est purement fictive ! On baptise ce phénomène « effet de structure ».

C’est la pelure suivante de l’oignon : il s’agit cette fois de calculer l’évolution des salaires « hors effet de structure », c’est à dire en défalquant le pourcentage de hausse correspondant à ce phénomène. En somme, cela revient à mesurer l’écart de rémunération entre un salarié d’un certain âge, à un certain poste, dans une certaine entreprise, en 1984 et un autre salarié du même âge, occupant le même poste dans la même entreprise en 1996.

Selon l’INSEE elle-même (Tableaux de l’économie française, 1999), le salaire net moyen en francs constants mesuré hors effet de structure a perdu 0,1 % par an en moyenne de 1978 à 1991, et 0,4 % par an de 1991 à 1997. Même avec l’indice des prix INSEE, qui sous-estime largement la réalité, les chiffres révèlent donc une perte de pouvoir d’achat continue !

Une autre façon d’éliminer l’effet de structure consiste à étudier l’évolution des salaires catégorie par catégorie (employés, ouvriers, professions intermédiaires) [4].

D’après l’INSEE, au cours de la période 1984-1996, le salaire moyen annuel des ouvriers aurait augmenté de 280 F (soit 4 % d’augmentation), atteignant près de 7970 F (année 2000) en 1996. Celui des employés n’aurait augmenté que de 163 F (soit 2 % d’augmentation), atteignant 8230 F en 1996.

Là encore, si l’indice des prix de l’INSEE laisse subsister une hausse dérisoire de pouvoir d’achat, l’indice CGT confirme quant à lui un recul d’un ordre de grandeur de 1500 F, plus marqué pour les employés (de 1640 F, soit 17 %) que pour les ouvriers (baisse de 1440 F, soit 15 %).

Et encore, ces chiffres ne rendent pas compte de l’effet de structure au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle (plus d’ouvriers qualifiés, moins d’OS), sans quoi la baisse serait plus sévère.

Pour les professions intermédiaires, la baisse du pouvoir d’achat est encore plus marquée : les données officielles ne peuvent occulter une perte de pouvoir d’achat de 524 F (soit 4 % de baisse). Avec l’indice CGT, c’est un gouffre de plus de 3300 F, soit plus de 22 % de baisse...

Salaires moyens nets hors inflation par catégories socioprofessionnelles [5]

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d. Prendre en compte temps partiel, travail précaire et chômage

Continuons d’éplucher l’oignon. Tous les calculs effectués jusqu’ici sont basés sur les estimations réalisés par l’INSEE grâce aux « déclarations annuelles de données sociales » effectuées par les entreprises. Leur exploitation par l’INSEE n’est pas neutre.

D’une part l’INSEE comptabilise le salaire non pas par tête mais par « année-travail ». En clair, deux salariés qui ont effectué chacun un CDD de 6 mois comptent comme « une année-travail », bien que chacun d’entre eux n’ait perçu qu’un demi-salaire sur l’année.

Secundo l’lNSEE sort les temps partiels de ses calculs et base ses moyennes uniquement sur les temps complets ! Si seuls 8 % des salariés étaient touchés par le temps partiel en 1975, plus de 17 % le sont aujourd’hui... De ce fait le « champ » des calculs, c’est à dire la part des salariés qui y sont inclus, diminue année après année, et le salaire des catégories concernées s’en trouve fortement surestimé.

En 1996 les salariés à temps partiel ont effectué en moyenne 23,4 heures hebdomadaires soit environ 60 % d’un temps complet. Dans la mesure où les temps partiels se concentrent surtout en bas de la hiérarchie socioprofessionnelle, leur rémunération horaire est inférieure de 25 % à la moyenne des salariés (chiffres INSEE). On peut estimer que la moyenne réelle des salaires nets est inférieur de 9 % à celle annoncée par l’INSEE..

La prise en compte du temps partiel fait apparaître une chute du pouvoir d’achat de 1750 F environ avec une base de prix CGT (contre une baise de 1500F sans le temps partiel).Et encore, ces données excluent encore les stagiaires, les apprentis et tous les précaires (CDD et intérimaires). Leur prise en compte dans les calculs révélerait seule l’étendue réelle du recul du pouvoir d’achat des salariés (sans doute supérieure à 2000 F dans la base de prix CGT).

e. L’effet chômage sur le pouvoir d’achat des ménages

Enfin il faudrait pouvoir prendre en compte l’effet du chômage sur le pouvoir d’achat des ménages de salariés : en moyenne, chaque salaire doit permettre de subvenir aux besoins d’un plus grand nombre de personnes, conjoint privé d’emploi, enfant contraint au travail précaire ou retardant son entrée sur le marché du travail par le prolongement des études, ou encore tout simplement chômeur. En 1995, le Commissariat au plan estimait qu’un tiers des familles étaient affectées de façon permanente ou intermittente par le sous-emploi.

II - La baisse du niveau de vie

Jusqu’ici la question des salaires a été abordée exclusivement sous l’angle du maintien ou non du pouvoir d’achat, approche insuffisante comme nous l’avons expliqué plus haut.

Evolution de la part des salaires dans la valeur ajoutée [6]

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Entre 1982 et 1996, la part des salaires dans la valeur ajoutée (c’est à dire dans la richesse produite) s’est effondrée d’environ 10 points (passant de 68 à 58 %) (cf. graphique ci-dessus). Et encore ne s’agit-il là que du coût salarial pour l’employeur, ce qui sous-estime le recul de la part des salaires nets dans la richesse produite (les salaires nets ne représentant en 1996 que 57 % du coût salarial, alors qu’ils en représentaient 60 % en 82).

On peut ainsi calculer que les salaires nets représentaient 41 % de la valeur ajoutée en 1982, et 33 % en 1996. Pour ramener la part des salariés à 41 %, son niveau de 1982, il faudrait donc augmenter le salaire moyen de presque 25 %.

Or 25 % du salaire mensuel moyen net actuel (environ 10 000 F), cela fait 2500 F. Traduit en termes d’augmentation uniforme cela représente un ordre de grandeur de 2500 F pour toutes les catégories, pour simplement rattraper le niveau de vie d’il y a quinze ans.

III - Conclusion :

2500 F pour tous pour retrouver le niveau de vie d’il y a 15 ans !

  • Entre 1984 et 1996, le pouvoir d’achat du salaire net moyen pour un temps complet a reculé d’environ 1500 F (en francs actuels) pour les ouvriers et les employés de même que pour l’ensemble des salariés.
  • Sur la même période cette chute atteint 1750 F environ en tenant compte de la généralisation du temps partiel et dépasse sans doute 2000 F en intégrant l’effet de la précarité.
  • Pour ramener la part des salariés dans le revenu national à son niveau de 1982 (c’est à dire maintenir le niveau de vie des travailleurs) il faudrait appliquer une augmentation générale d’environ 2500 F

Michel CHARVET et Julien FORGEAT


Cmût salarial, salaire brut, salaire net

Le coût salarial comprend tout ce que l’employeur verse sous forme de salaire et charges pour un salarié. Si l’on enlève les charges dites « patronales » on obtient le salaire brut, qui sert de base au calcul des cotisations. Le salaire net est égal au salaire brut moins les charges dites salariales : c’est ce que perçoit effectivement le salarié.

La notion de salaire brut repose sur l’étrange distinction entre charges salariales et charges prétendument patronales. En réalité ces charges sont toutes salariales (puisqu’elles sont calculées en proportion du salaire et font partie du coût salarial pour l’employeur).

La notion de « salaire brut » n’existe que pour une seule raison : en France et dans quelques pays, les syndicats acceptent de négocier un montant qui n’est pas celui que le travailleur touche effectivement. Cela permet aux pouvoirs publics d’effectuer la plupart des hausses de charges au détriment des salaires (en les inscrivant dans la colonne des « charges salariales »).


Salaire moyen et salaire médian

L’INSEE fournit en premier lieu les données sur le salaire dit « moyen ». Mais dans le calcul de la moyenne, les hauts salaires tirent la moyenne vers le haut. Pour avoir une idée du montant réel des salaires pour la majorité des salariés, il est plus exact de se fonder sur le « salaire médian ». C’est le salaire au-dessous duquel se trouvent 50 % des salariés, et au-dessus duquel se trouve 50 %.

D’après l’INSEE, en 1998, le salaire moyen était de 10900 F alors que le salaire médian n’était que de 8880 F. Près de 2000 F de différence ! On peut estimer que plus de 65 % des salariés touchaient moins du salaire moyen.

Ici, dans la mesure où nous nous intéressons essentiellement à l’évolution des salaires dans le temps, plus qu’à leur niveau, il n’est pas faux de s’appuyer sur les salaires moyens, pour laquelle l’INSEE donne des données plus détaillées !


Consultation CGT sur les salaires à Peugeot Citroën Aulnay sous Bois (93)

Coefficient Ancienneté (moyenne) Salaire actuel (moyenne) Salaire revendiqué (moyenne) Augmentation
170 3,9 7034 9405 2371
180 15,5 7834 10 181 2347
190 23,6 8252 10 606 2354
200 21,7 8600 10 845 2245
215 20,6 9285 11 559 2274
225 20,4 9346 11 638 2292
240 20,3 9992 12 846 2854
255 et plus 27,9 12 170 14 780 2610

Le tableau récapitule les résultats de la consultation sur 652 réponses pour l’instant.

La moyenne de l’augmentation nécessaire calculée sur toutes les réponses est de 2414 Francs. Cette moyenne ne concerne que les ouvriers puisque pour le moment aucun cadre n’a répondu, précise le tract CGT du 23 octobre 2000.

Sur les 6 premiers mois 2000, les profits de PSA (5 milliards de Francs) représentent près de 7000 francs par mois par salarié du groupe (120 000 salariés).

En conséquence de quoi, les revendications de la CGT de l’usine d’Aulnay sous Bois sont les suivantes :

  • Pas d’embauche à moins de 8500 francs net.
  • 10 000 Francs nets et coefficient 190 minimum après 10 ans.
  • 12 000 Francs nets mini pour un salariés en fin de carrière.
  • 2000 Francs d’augmentation pour tous les salaires.

[1L’objet de cet article est d’estimer l’ordre de grandeur des pertes de pouvoir d’achat et de la détérioration du niveau de vie depuis 1982, du moins pour le privé. En effet, aussi étrange que cela puisse paraître, seules les rémunérations des salariés du secteur privé et des entreprises publiques (EDF-GDF, SNCF, La Poste, etc.) sont collectées et compilées, même imparfaitement. Pour la fonction publique, l’évolution salariale est moins bien connue et on ne dispose pas de données aussi détaillées : c’est pourquoi nous ne les mentionnons pas ici.

[2Indice INSEE, indice CGT

Un indice des prix mesure l’évolution du prix (constaté en différents points de vente) d’un panier de biens et services correspondant à la consommation moyenne d’un ménage dit « de référence ». (exemple : ménage urbain avec 2 enfants dont le « chef » - que les féministes nous pardonnent ! - est ouvrier).

Le panier confectionné par l’INSEE a le mérite d’être très exhaustif mais sa composition ne reflète pas nécessairement la consommation des travailleurs. Par exemple, l’INSEE sous-estime sensiblement le poids des loyers. L’indice INSEE est l’objet de pressions politiques faciles à comprendre dans la mesure où son calcul conditionne chaque année la revalorisation des prestations sociales et en partie celle du SMIC, etc.

C’est pour toutes ces raisons que de 1972 à 1998 la CGT a élaboré son propre indice, qui n’est pas parfait, mais qui a le mérite de reposer sur une liste de produits publique et sur un panier plus réaliste. Pour notre part nous faisons le choix d’accorder plus de confiance à l’indice CGT qu’à celui de l’INSEE afin d’estimer l’ordre de grandeur du recul salarial, tout en n’excluant pas qu’il ait pu être biaisé dans un sens ou dans l’autre au gré des intérêts de l’appareil et de ses relations avec le gouvernement.

[3Source : INSEE-résultats, série emploi-revenus, Séries longues sur les salaires (1998) et CGT (www.cgt.fr) ; nous avons recalculé les données dans les deux indices de prix base 100 en 2000. Toutes les quantités sont exprimées en Francs 2000. Note : Pour des raisons techniques les séries de ce graphique et de quelques autres ne commencent qu’en 1984 et s’achèvent en 1996.

[4Rappel : en 1999, les ouvriers représentent environ 7,1 millions de salariés, soit un peu plus de 27 % de la population active. Les employés, 7,7 millions de salariés, soit presque 30 % des actifs. Les professions intermédiaires 5,1 millions, soit un peu moins de 20 % de la population active. (Exemple de professions intermédiaires pour l’INSEE : infirmier, préparateur en pharmacie, instituteur, moniteur d’auto-école, kinésithérapeute, technicien, géomètre, agent de maîtrise, sage-femme, responsable d’achats, etc.).

[5Source : INSEE-résultats, série emploi-revenus, Séries longues sur les salaires (1998) et CGT (www.cgt.fr) ; nous recalculons les données dans les deux indices de prix base 100 en 2000.

[6Source : INSEE, compatibilité nationale

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