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DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine à profits

Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine à profits

Mis en ligne le 27 septembre 2007 Convergences Société

Des médicaments qu’on sait dangereux mais qu’on vend quand même, des dizaines de millions de sidéens qu’on laisse sans traitement, des cobayes involontaires qui meurent dans des hôpitaux de fortune en Afrique, des dissimulations et des manipulations d’informations scientifiques vitales, un réseau de pressions et de connivences institutionnalisé entre firmes, médecins, pharmaciens, visiteurs médicaux et pouvoirs publics… S’il y a bien un secteur du capitalisme mondial qui apparaît le plus « déréglé », où tous les coups sont permis, c’est bien celui des laboratoires pharmaceutiques. Pourtant, si l’industrie pharmaceutique est l’une des plus scandaleuses, c’est aussi l’une des plus réglementées : les prix des médicaments sont administrés, l’État subventionne la recherche et préside à la couverture maladie, la consommation est filtrée par les prescriptions médicales, les strictes « bonnes pratiques de laboratoire et de fabrication » contrôlent la qualité industrielle...

Mais plus réglementé ne veut pas dire moins rentable : l’industrie pharmaceutique a occupé la tête du classement des industries les plus profitables du magazine Fortune tous les ans, systématiquement, de 1995 à 2003 ; elle joue depuis au coude à coude avec les compagnies minières et les multinationales du pétrole. En 2005, Pfizer annonçait des bénéfices équivalents à Total, pour un chiffre d’affaire cinq fois inférieur. Malgré l’extrême difficulté qu’il y a à voir clair dans des comptes tenus secrets, une étude canadienne portant sur neuf multinationales affirme que dans le secteur pharmaceutique le taux de rendement après impôt est plus de deux fois supérieur à celui des autres branches industrielles comme l’automobile.

Qu’y a t-il donc de si particulier dans la production de médicaments pour que la rentabilité de grands groupes comme Pfizer ou Aventis puisse concurrencer celle d’Elf ou Renault, pour que les somnifères soient souvent plus rentables que le pétrole ?

19 septembre 2007

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