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Espagne : de la rue aux urnes, et vice-versa ?

21 décembre 2015 Brève Monde

Le gouvernement sortant de Mariano Rajoy prétendait avoir sorti l’Espagne de la crise. Rien que ça ! Avec plus de 22 % de chômage et la généralisation de la précarité et des bas salaires, c’est une sacrée blague pour la population.

Avec 28 % des voix aux élections de dimanche, le parti de droite n’a pas de quoi crier victoire même s’il est arrivé en tête. Le parti socialiste, au gouvernement avant 2011, non plus : il n’a obtenu que 22 %.

Dans ces élections, la colère sociale s’est exprimée notamment par le vote pour Podemos (plus de 20 % des voix). Ce parti s’inscrit dans le sillage de la mobilisation des Indignés qui avaient occupé les places du pays en 2011, de ceux qui se sont opposés aux expulsions des logements dans les quartiers, de ceux qui avaient tenacement manifesté pour la défense des services publics comme la santé ou l’enseignement face aux mesures d’austérité.

Mais Podemos, présenté parfois comme un parti d’extrême gauche, mise tout sur les élections et ne met en avant qu’un programme de réformes très limité. En moins de deux ans d’existence, il a sérieusement recentré son discours.

L’urgence serait que la colère qui s’est exprimée dans les urnes reprenne aussi le chemin des rues et des luttes, car, quel que soit le gouvernement qui pourrait sortir des combinaisons politiciennes des prochaines semaines, celui-ci cherchera à faire payer la crise aux travailleurs.

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