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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 79, janvier-février 2012

Élections, Pour ne pas tomber dans le piège…

Mis en ligne le 22 janvier 2012 Convergences Politique

Les politiciens au pouvoir comme ceux qui aspirent à les remplacer multiplient les petites phrases tentant de faire croire qu’ils vont juguler la crise… en nous concoctant de nouveaux plans d’austérité mais chacun à leur sauce.

Inutile de s’attarder sur ce que nous réservent Sarkozy, Fillon et la bande, ils ne prétendent pas au changement mais seulement à l’accentuation de la politique qu’ils mènent déjà, celle qui sort par les yeux des travailleurs et des plus pauvres de ce pays. Mais, face à la droite, que se proposent de faire les socialistes derrière Hollande ?

Même pas de revenir sur les mesures des derniers gouvernements de droite qui avaient soulevé l’indignation et d’importants mouvements de salariés.

  • Le recul de l’âge de la retraite  : tout au plus promettent-ils des discussions à n’en plus finir, avec les syndicats qui le voudront bien, sur des cas d’exception qui ne concerneront qu’une toute petite minorité des travailleurs. Surtout aucun engagement pour le retour à 37,5 ans du temps de cotisation !
  • L’Éducation nationale  : 80 000 suppressions de postes ont été mises en œuvre par Sarkozy : Hollande promettait dans un premier temps d’y créer 60 000 emplois nouveaux… pour s’écraser ensuite quand la droite s’est mise à aboyer en lui reprochant de ne pas dire comment il allait les financer.
  • L’emploi : Rien non plus pour annuler le non-remplacement d’un poste sur deux de fonctionnaires qui met à mal des services publics déjà largement défaillants. Et, sur les vagues de suppressions de postes dans le privé ou même dans des entreprises à participation de l’État, vous les avez entendus les engagements du Parti socialiste et de son candidat ? Et sur les salaires ?

Non à leur lutte des places…

Quant au candidat Mélenchon et au PCF – ce dernier se faufile derrière le premier dans l’espoir, sinon d’avoir des ministres dans un futur gouvernement, du moins de garder un certain nombre de postes de députés dans la future Assemblée avec le bon vouloir du Parti socialiste – ils se préparent à faire partie de cette majorité gouvernementale dite de gauche… Laquelle, comme en Grèce ou en Espagne, tapera sur le monde du travail à coups de nouveaux plans d’austérité. Une majorité qu’Eva Joly, au nom des Écologistes, souhaite ouvertement étendue à Bayrou, alors qu’au PS on attend encore de savoir si on aura besoin de lui et, en fonction du nombre de ses voix, à quel prix.

Bref, c’est la « lutte de places » et il faudrait beaucoup de naïveté pour espérer du remplacement de Sarkozy par ceux-là, que par le simple geste d’un petit bulletin de vote glissé dans l’urne, « ça va changer », que la lutte de classes pour faire valoir les intérêts des travailleurs ne soit plus nécessaire.

Avec une telle Gauche il ne faut pas trop s’étonner que la famille des Le Pen trouve moyen de se faire passer pour proches des travailleurs, alors qu’elle n’a de cesse de les diviser en cultivant les préjugés les plus crasseux. Tâche qui leur est d’autant facilitée que Hollande comme Melenchon n’ont pas honte d’aller se frotter sur le terrain du « made in France » ou autre formule protectionniste.

…Oui à la lutte de notre classe

L’atout principal de cette gauche consiste à espérer qu’un grand nombre de travailleurs puissent se dire, qu’avec elle, « ce sera moins pire ». Ce qui reste à voir. Car Hollande et Cie ne manqueraient pas de se servir d’un tel blanc seing pour faire avaler le pire. Ce bout de papier qu’est le bulletin de vote pourrait au moins être utile à montrer que bon nombre de travailleurs dans ce pays n’accepteront pas plus une austérité venant de la gauche que de la droite, qu’au contraire ils sont en cette période de crise décidés à tout faire pour organiser la lutte et défendre leurs intérêts de classe.

C’est ce que nous comptons bien pouvoir dire avec la candidature de Philippe Poutou.

14 janvier 2012

Louis GUILBERT

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Numéro 79, janvier-février 2012

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