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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 54, novembre-décembre 2007 > DOSSIER : Croissance, décroissance, d’un cauchemar à l’autre

DOSSIER : Croissance, décroissance, d’un cauchemar à l’autre

Croissance, décroissance, d’un cauchemar à l’autre

Mis en ligne le 21 novembre 2007 Convergences Société

D’un côté, la propagande gouvernementale et patronale nous invite aux sacrifices pour gagner des points de croissance. En la matière, gauche et droite tiennent le même discours. La croissance, c’est la compétitivité du pays, donc sa prospérité… Peu leur importe que depuis 30 ans maintenant, chaque phase de « croissance » économique n’ait enrayé ni le chômage ni l’aggravation des inégalités, ni la paupérisation d’une bonne partie de la population, ni bien entendu les dégâts environnementaux.

Du côté des contestataires, se développe depuis quelques années le mouvement des « décroissants », plus ou moins lié à la mouvance écologique. Il s’agit d’une nébuleuse disparate où se côtoient le meilleur et le pire : une dénonciation virulente et le plus souvent concrète et bien ciblée du système capitaliste et surtout de ses retombées, et une idéologie réactionnaire prônant le retour à la nature et une forme d’ascétisme, assaisonnée d’injonctions moralisatrices destinées aux classes populaires « aliénées » trop soumises à la « société de consommation ». Une vieille antienne.

Histoire de récupérer les thèmes contestataires et d’ouvrir de nouvelles perspectives de profits, les officiels du système se sont convertis au prétendu « développement durable », censé réconcilier la croissance et l’écologie. Ce qui en France a abouti à l’esbroufe du Grenelle de l’environnement.

Alors nous, marxistes révolutionnaires, qu’en pensons-nous ? Par bien des aspects, nous rejoignons les critiques des contestataires de la « croissance » capitaliste. Mais notre solution n’est certes pas « la décroissance ». Il ne suffit pas de préconiser une recette économique inverse aux grands de ce monde, au risque de tomber dans des fantasmes réactionnaires, pour se libérer d’un système social dépassé. C’est là que gît la différence entre de simples contestataires et les révolutionnaires. C’est tout le sujet de ce dossier.

16 novembre 2007

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